Tunisie: Il faut libérer des membres de l’opposition politique détenus de manière arbitraire: Ajmi Ourimi, Mohamed Ghannoudi et Mosaab Gharbi

Le 13 juillet 2024, la police tunisienne a arrêté Ajmi Ourimi, Mohamed Ghannoudi et Mosaab Gharbi, membres du parti Ennahda (Renaissance), dans le gouvernorat de Mannouba, lors d’un contrôle d’identité de routine alors qu’ils se déplaçaient pour des raisons personnelles. Les autorités ont ensuite affirmé que Mohamed Ghannoudi était recherché par la police dans le cadre d’une enquête relative au terrorisme, et ont lancé une procédure contre ces trois hommes pour « participation présumée à un groupe terroriste » et « soutien à une personne soupçonnée d’implication dans des actes terroristes ». Ils ont été déférés à la justice en vertu des articles 13, 34 et 37 de la loi antiterroriste de 2015, et de l’article 32 du Code pénal, dispositions relatives à la participation à des activités terroristes, au fait de fournir une assistance ou un hébergement, au non-signalement de comportements semblant être liés au terrorisme, et à la complicité. Ces trois hommes sont maintenus en détention provisoire depuis 14 mois, ce qui dépasse la durée légale maximale. Les autorités doivent immédiatement abandonner l’ensemble des charges retenues contre eux et les libérer, car leur arrestation résulte uniquement de leur affiliation politique.